LE ROI SE MEURT - LA CEREMONIE


 

Le texte rock'n roll de Ionesco à la lumière du féminisme 




Photographie © Joran Juvin


Créé le 19 avril 2024 – Aghja, Ajaccio


C’est à une cérémonie que l’auteur nous invite : le Roi Bérenger Ier va mourir. Le froid s’est installé dans son royaume, rien ne fonctionne, et les murs se lézardent. Le roi doit être informé de cet état, la fin de son règne est proche : le sol est mou, il n’y a plus d’armée, le roi est malade, c’est la fin. Le Roi entre, se plaint de sa santé, de l’état de l’Univers, de l’état du royaume mais il n’a pas encore décidé de mourir. Toute la cour, à l’exception de la reine Marie, sa seconde jeune épouse, s’emploie à lui décrire sa décrépitude et celle du monde.

 

Où trouver de la consolation ? Que restera-t-il de lui ? Qui se souviendra de lui ? Enfin, arrive l’heure d’accepter l’inéluctable. À la fin, l’homme meurt seul.


 

"En une unique séquence, une étrange cérémonie – telle qu’il l’avait initialement nommé, le texte raconte la mort d’un roi et la fin de l’époque qu’il porte et représente. Je décide de tirer le fil de l’actualité de la pièce et de traiter la fiction en talk-show : le dernier débat, l’accompagnement vers la sortie d’un homme et de toutes les idées et idéaux qui l’accompagnent. La règle du jeu est simple : à la fin, il meurt. Ainsi, quatre femmes, dans un échange d’idées et d’arguments tout à fait absurdes et insolites –puisque l’auteur l’a écrit ainsi, mènent jusqu’à sa fin ce dernier Roi représentant du plein pouvoir pyramidal, du patriarcat – il est bigame – et d’un temps que l’on souhaite révolu. Ce jeu extrêmement contemporain, se nourrit des codes de nos médias et des rythmes de communication actuels. Il annonce la restructuration de la fiction et provoque ainsi la chute du patriarcat, la fin d’un écosystème, l’anéantissement d’un régime politique. Ces agonies puisent dans l’absurde et ouvrent la possibilité de l’autodérision, du rire et de l’invention. Nous allons monter ce texte comme l’avènement d’un monde imparfait et nouveau. Nous serons quatre comédiennes et un comédien." 

Aurélie Pitrat 

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Texte : Eugène Ionesco

Conception et mise en scène : Aurélie Pitrat

Jeu : Alizée Bingöllü, Nathanaël Maïni, Aurélie Pitrat, Laure Rossi, Léa Squarcio
Collaboration artistique : Aline Papin

Costumes – Scénographie : Thomas Marini

Création lumière – Régie : Christophe Ricard

Construction décor : Raphaël Soleilhavoup

Administration de production : Frédérique Jay

Diffusion : Fadhila Mas / Bureau L’Esperluette


Production : Animal 2nd

Coproduction : La Collectivité De Corse, le GEIQ – Compagnonnage Théâtre de Lyon, L’AGHJA- scène conventionnée Théâtre et Musiques actuelles d’Ajaccio, L’ARIA - Pôle de formation et d'éducation par la création théâtrale, association Cap’In Scena à Rogliano, Centre Culturel Anima à Prunelli-di-Fiurm’Orbu.
Merci aux Editions Libres

Durée : 1h05'

LA PRESSE

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